manuel VallsAvec la nomination de Manuel Valls au poste de Premier Ministre, François Hollande a souhaité « un gouvernement de combat », souhaitant certainement tourner la page aux nombreux couacs de communication du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

En homme de communication, Manuel Valls a commencé à twitter en 2011 lors de la primaire socialiste. Notons qu’alors, c’est lui et lui seul qui animait son compte Twitter. Après la présidentielle de 2012, Manuel Valls suit les consignes de l’Elysée et de Matignon et met son compte en sommeil.

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Pour incarner le changement de méthode du gouvernement, Manuel Valls aurait intérêt à faire de la dimension digitale un axe majeur de sa communication car :

  • Sa popularité étant très forte, il a un potentiel d’audience qui devrait dépasser largement les 66 000 followers de son compte
  • Un toilettage rapide de la Bio du candidat serait également plus que nécessaire, au moins dans une optique d’occuper le terrain numérique : a minima enlever les mentions de mandats passés et annoncer qu’il est Premier Ministre.
  • Faire certifier son compte pour lui donner un cachet officiel
  • Supprimer l’adresse du site de campagne des primaires socialistes de 2011

Deux raisons pour lesquels le nouveau PM a tout intérêt à être présent sur les médias sociaux  :

  1. Parce qu’il y est déjà ! 66 000 followers sur Twitter et 27 000 fans pour sa page publique sur Facebook : c’est une audience agrégée que bien d’autres politiques lui envient (à titre de comparaison, la page Facebook de l’ex PM ne compte que 19 000 fans. Le nouveau PM dispose donc d’ores et déjà d’un socle d’audience honorable mais qui est encore loin de correspondre à sa popularité (sur Facebook) et à sa notoriété (sur Twitter). Dans la phase qui s’ouvre (même s’il est délicat de parler d’état de grâce) Manuel Valls a tout intérêt a capitaliser une audience bien plus large que celle dont il dispose à l’heure actuelle pour arriver à des niveaux « standard » de chefs d’exécutif européen.
  2. Parce qu’il s’agit d’un lien direct entre le PM et les citoyens : là où par discration, l’ancien PM a pêché, qui mieux que Manuel Valls peut se saisir de ses outils pour entretenir et prolonger des liens directs avec les français ? Avec le potentiel des plateformes de communications horizontales, le nouveau PM ne peut faire l’impasse sur ces outils pour convaincre les Francaises et les Français du bien fondé de sa politique.

 

Matteo Renzi : l’exemple à suivre ?

En Italie, le Président du Conseil italien Matteo Renzi, présente certaines similarités politiques avec Manuel Valls :

  • Renzi et Valls représentent un changement de génération au sein de leur parti
  • Ils représentent l’aile centre-gauche sociale-libérale
  • Ils disposent tous deux d’une popularité certaine auprès de leurs concitoyens
  • Ils ont accédé aux responsabilités en se prévalant d’une énergie  à même de rompre avec certains immobilismes.

Matteo Renzi a pleinement intégré les médias sociaux dans son dispositif de communication pour en faire une arme assez redoutable notamment en terme d’audience.

Sur Facebook sa page publique rassemble 636 K fans et sur Twitter, il a récemment dépassé le million d’abonnés !

 

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Pour résumer :

Ce résultat fonctionne puisque le President du Conseil italien, simplement maire de Florence il y a encore 6 mois, est désormais suivi par plus de 1 million de personnes, soit deux fois plus que le compte de François Hollande. La recette est évidemment à adapter mais les ingrédients sont désormais connus : volonté d’ouverture, richesse du contenu, dialogue, réactivité.

Pour le nouveau PM, la bataille de l’opinion ne se gagnera pas sur les médias sociaux mais il serait dommage de s’en priver

Alexandre ALAPHILIPPE & Hervé PARGUE

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