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Un rapide tour d’horizon de la présence des deux principaux candidats à la mairie de Tours permet d’avoir la certitude que l’élection ne se jouera pas sur les médias sociaux ! Il suffit pour s’en convaincre de voir que la faiblesse du dispositif de présence des candidats.

 

SUR FACEBOOK

 Sur Facebook, Jean Germain (PS) dispose à la fois d’un profil perso et d’un page publique : 

www.facebook.com/jean.germain.7169 : 609 amis c’est vraiment très peu pour le maire d’une ville de plus de 100 000 habitants élu depuis 1995.

www.facebook.com/JeanGermain2014 : 301 fans

Rappelons que sur Facebook faire coexister un profil perso et une Fanpage relève du non sens. Il faut choisir l’un des deux formats et s’y tenir. Ceci évite d’avoir à animer les deux supports en même temps surtout, ceci permet de ne pas fractionner l’audience en ayant une offre unique.

Dans une ville de moins de 10 000 habitants, on peut rationnellement estimer qu’un profil perso (plafonné à 5 000 amis par les CGU de Facebook) suffit à un candidat en campagne. Mais dans une ville de plus de 100 K hab (135K à Tours) un candidat devrait nécessairement disposer d’une page publique afin de pouvoir disposer d’une audience la plus large possible.

Sur Facebook, le candidat UMP Serge Babary dispose lui aussi à la fois d’un profil perso et d’un page publique.

www.facebook.com/serge.babary : 843 amis. Dernier post : 13/12/13. Le profil est donc inactif. 

www.facebook.com/pages/Tours-Ensemble : 392 fans. 

 

SUR TWITTER

Le Maire sortant vient juste de se créer un profil @jeangermain2014 qui ne compte à ce jour que 180 followers.

Son challengeur UMP, Serge Babary propose quant à lui un compte de liste intitulé @tours_ensemble qui totalisent 257 abonnés mais également un compte perso @sergebabary dont les tweets sont protégés ! Est-il utile de rappeler que pour un candidat en campagne, protéger ses tweets relève de l’aberration pure et simple ?

 

Bref, un paysage de netcampagne bien peu glorieux

A un mois des élections municipales, les audiences agrégées par les deux principaux candidats restent donc confidentielles. Certes me direz vous, la campagne locale ne se jouera pas sur la toile sociale. Oui mais alors à quoi bon y être présent ?!

Ma conviction : il vaut mieux ne pas être présent sur Facebook et Twitter que d’y être de manière aussi artisanale et médiocre.

Ce n’est pas parce que ces plateformes ne coutent rien aux candidats qu’il ne faut pas y investir du temps et des moyens.

Ce n’est pas parce que Facebook et Twitter sont des carrefours d’audience qu’il faut y être présent : c’est parce que ce sont des carrefours d’audience qu’il faut se donner les moyens d’y agréger une audience significative pour toucher les électeurs.

 Je sens que je ne vais pas me faire que des amis auprès des équipes de campagnes des candidats :-) 

 

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